Version 2.1b pour internet

champotigre@gmail.com

 


MenKheperRê : il tête sa mère Isis
(Pilier 1, face b)
Remerciements
  • Delphine BARRÉ
  • Dominique BARRÉ
  • Martine CLÉON
  • Thierry GUINOT
  • Jacky HELLSTERN
  • Françoise JAVELLE
  • Michel JOURDAIN
  • Véronique LEYNAUD
  • Dr. David PINAULT (San Jose, USA)
  • Danièle RITTER
  • Dominik MARTIN (Touron) et Thierry GOUYÉ

et à vous tous, amis, élèves, proches parents, frères et sœurs en spiritualité, qui constituez ces forces et ces énergies d’amitié et de fraternité émanant du Grand Dieu et qui formez donc ses propres chairs, comme le disent si élégamment les textes présentés ici.
Votre aide précieuse était donc aussi la sienne.
Cela méritait bien quelques remerciements…


Le Code de la Propriété Intellectuelle n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, que les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, toute représentation ou reproduction, intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite (article L.122-4). Cette représentation ou reproduc­tion, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L.335-1 et suivants du Code de la Propriété Intellectuelle.


Avant-propos

Avant d'être disponible comme aujourd'hui sur l'internet, cet ouvrage a d'abord été publié en 2003 sous forme de CD + livret  (au format HTML également) aux Editions Errance.  Il était intitulé Pour la survie de Pharaon, le texte funéraire de l'Amdouat dans la tombe de Thoutmosis III. Il est aujourd'hui épuisé. La revue Egypte Afrique & Orient, dans son n° 33 d'avril 2004, en a présenté une critique élogieuse sous la plume de Madame Nadine GUILHOU (Université Paul Valéry de Montpellier). On peut la consulter en cliquant sur ce lien.
Cette version internet offre un contenu identique à celui du CD original de 2003, mais avec une importante amélioration de la lisibilité et la correction de quelques erreurs mineures (liens morts, fautes d'orthographe, pdf des hiéroglyphes absent etc.)

Cette étude s'adresse à un grand public de plus en plus cultivé. Bien des gens s'intéressent en effet aujourd'hui à l'art égyptien, à la langue hiéroglyphique, à la civilisation de l'ancienne Égypte et suivent des cours dans des écoles dont le nombre et la qualité croissent rapidement. C'est la raison pour laquelle vous y trouverez l'intégralité des textes hiéroglyphiques de la chambre funéraire (reproduisant les textes de l'Amdouat), des deux piliers et du sarcophage de MenKheperRê-Thoutmosis III que les seuls égyptologues pouvaient jusqu'alors consulter, ainsi que de nombreux schémas et photos. Le professionnel pourra même y trouver son compte, puisqu'il aura sous la main bien des éléments de travail qu'il faut chercher dans des bibliothèques où ils ne figurent pas toujours et qui demeurent, la plupart du temps, inaccessibles au plus grand nombre.

C'est la première fois, à notre connaissance, que sont publiés intégralement en français, et dans un même ouvrage, la traduction, les schémas, les photos et les textes hiéroglyphiques de la chambre funéraire et du sarcophage de ce grand roi. Alexandre PIANKOFF, dans un livre tout à fait remarquable, a donné en 1951 une traduction anglaise des textes de l'Amdouat dans la tombe de Ramsès VI. Malgré sa qualité irréprochable, ce livre reste aujourd'hui très difficile à trouver sauf en bibliothèque, et sa traduction a mal vieilli. Elle supporte difficilement la comparaison avec celle, plus récente, d'Erik HORNUNG, un des grands spécialistes des textes funéraires royaux. Il a publié en allemand plusieurs ouvrages qui font autorité dans le monde entier. L'un d'entre eux, Das Amduat - Die Schrift des verborgenen Raumes (1963-1967), d'une stupéfiante érudition, donne une traduction et une étude approfondie des textes de l'Amdouat tels qu'on les trouve dans plusieurs tombes royales, dont celle de MenKheperRê-Thoutmosis III, et signale toutes les variantes connues. Il n'existe que dans la langue de Goethe et son côté très technique n'intéresserait sans doute que le spécialiste ou l'amateur germanophone averti.

Je me suis bien sûr inspiré, mais sans servilité, de la traduction de référence d'Erik Hornung car nul ne peut aujourd'hui aborder ces textes religieux sans tirer profit du travail de cet incontournable spécialiste. Celle d'Alexandre Piankoff m'a parfois été utile, mais plus rarement. Celle que je présente ici se veut aussi proche que possible du texte, mais sans les excès d'un mot à mot trop rigoureux qui fatigue vite le lecteur, ni les trop grandes libertés qui pourraient donner aux textes une allure plus lyrique.

Aucune translittération (ou transcription phonétique) systématique des textes n'est offerte. Seuls certains mots sont translittérés dans les notes, ainsi que les noms des divinités, dans les tableaux de l'annexe. J'ai suivi à contrecœur la mode germanisante actuelle de translittération. En effet, s'il est évident que q soit plus simple, adopte les habitudes de la translittération sémitique (bien que l'égyptien n'ait avec ce groupe que certains points communs) et soit mieux adapté que le K, le j allemand est en revanche tout aussi inadéquat que le I traditionnel, pour ne pas dire plus inexact encore. Mais cette tendance semble se confirmer partout, et mieux vaut aller avec son temps que contre lui, du moins en pareil cas.

Le lecteur est invité à ne pas considérer les dates, la localisation précise de villes ou de régions du Proche-Orient et les déplacements par voie maritime dont il est question dans la biographie du roi comme rigoureusement établis. Au contraire, ils font parfois l'objet d'âpres débats, de controverses ou de polémiques entre spécialistes. J'ai retenu, parfois avec réticence, les données traditionnellement considérées comme exactes aujourd'hui. Elles seront peut-être fausses demain, car tradition n'est pas synonyme de vérité scientifique. Il faut en être bien conscient.

A l'exemple de ce que nous proposent les écrits de cette tombe, je me suis efforcé de rassembler ce qui était épars, bien que l'expression elle-même n'y figure pas. Puisse cet ouvrage vous familiariser avec cette prodigieuse compréhension égyptienne de l'univers jadis réservée à une élite. Elle est devenue aujourd'hui accessible à tous, mais cependant toujours secrète pour un lecteur trop pressé...